Nous avons développé aussi le genre de la lecture, notamment de lectures de romans, et de lectures musicales. L’endroit de travail des comédiens en lecture, qui reste au bord de l’incarnation, m’intéresse particulièrement par la place qu’il laisse à l’imaginaire. Nous avons ainsi développé des lectures en partenariat avec le Centre Régional du Livre de Franche-Comté, avec la médiathèque départementale du Territoire de Belfort. Ainsi, La cafetière, lecture musicale à partir d’une nouvelle de Théophile Gautier, invitant des musiciens de l’ENM de Belfort, s’est créée dans le cadre de la nuit fantastique au Granit, puis a tourné dans des médiathèques départementales du Territoire-de-Belfort. La dernière fois où j’ai eu un corps, lecture-spectacle d’un texte de Christophe Fourvel, créé en partenariat avec l’association d’aide aux prostituées Le nid, s’est joué ensuite en région parisienne et à Besançon.

En 2016, 2017 et 2018 la compagnie est partenaire de l’Agence Livre et Lecture de Bourgogne Franche-Comté pour son festival les petites fugues.
En 2018, Anne Monfort a également réalisé une mise en lecture de Marbourg, de Guillem Clua, pour le festival Terres de paroles, ainsi qu’une lecture autour des fortifications, à la demande de la Ville de Besançon.

L’Agence Livre et Lecture de Bourgogne-Franche Comté  a associé la compagnie day-for-night à la création de petites formes pour les éditions 2016, 2017 et 2018 du festival littéraire les petites fugues.

En 2017, Anne Monfort a créé une petite forme au Conservatoire et au FRAC de Besançon le 16 novembre, qui a fait suite à un stage de mise en scène avec les élèves de COP du CRR de Besançon, à partir de textes de Laura Alcoba, Didier Castino, Guillaume Guéraud et Alain Lercher. Elle a aussi créé une lecture musicale au Moulin de Brainans le 18 novembre avec les auteurs Cécile Coulon et Arnaud Rykner et le groupe Näo, une lecture déambulatoire à la Maison de l’environnement le 19 novembre avec les acteurs Pearl Manifold et Jean-Baptiste Verquin à partir de textes de Jakuta Alikavazovic, Pascal Commère et Anne-Sophie Subilia, une lecture mise en scène à l’Espace Frichet de Luxeuil-les-Bains le 23 novembre avec les acteurs Mathieu Dion et Léa Masson à partir de textes de Thomas Bronnec, Christian Chavassieux et Dominique Forma. Elle a aussi mis en scène la clôture du festival au CDN de Besançon -Franche-Comté avec les acteurs Genséric Coléno-Demeulenaere, Claude Guyonnet et Pearl Manifold, les auteurs Violaine Bérot, Bérengère Cournut, Clotilde Escalle, Philippe Forest et Carole Zalberg dans un espace de Clémence Kazémi et des lumières d’Hugo Dragone.

En 2016, elle a créé une lecture au château de Champlitte le 17 novembre avec deux classes de 3e du collège Leroi-Gourhan à partir de textes de Joël Egloff et Arnaud Dudek, une lecture à la Fraternelle le 18 novembre avec les comédiennes Léopoldine Hummel et Pearl Manifold et les auteurs Daniel Conrod, Jean-Paul Goux et Marie Redonnet, une lecture au Centre culturel François Mitterrand de Lure le 19 novembre avec les comédiens Mathieu Dion et Pearl Manifold, la plasticienne Maureen Colomar (ISBA) et les auteurs Patrick Autréaux et Thomas Vinau, une lecture musicale au Moulin de Brainans le 20 novembre avec les auteurs Julia Kerninon et Emmanuelle Richard et le musicien Hervé Gudin. Elle a mis en scène la clôture des petites fugues au Scènacle le 26 novembre avec les comédiens Mathieu Dion, Léopoldine Hummel et Pearl Manifold, les auteurs Céline Curiol, Julia Deck, Hélène Gaudy, Anne Plantagenêt, Patrick Pécherot, Bertrand Schefer et six élèves-plasticiens de l’ISBA Besançon.

CRÉATION MARS 2013

« La vie en roses » nous fait suivre les méandres d’une jeune femme dans Paris, au rythme des roses qu’elle vend, des hommes qu’elle rencontre, à la recherche de son passé. L’écriture de Didier Daeninckx joue avec les codes du polar, du roman noir, et plante ses intrigues dans la réalité sociale et politique d’aujourd’hui.

Adaptée d’une nouvelle issue du recueil « Rue des degrés » (Verdier, 2010), la lecture musicale travaille sur l’errance, les méandres de cette histoire à la dramaturgie surprenante, où l’on ne sait pas toujours où se dirige le sens ni le chemin d’Elena, le personnage principal. Laetitia Angot y joue avec la présence des musiciens et avec quelques roses qu’elle découpe au cours de la lecture.

Texte Didier Daeninckx
Mise en voix Anne Monfort
Avec Laëtitia Angot
Avec les percussions de la classe d’Hervé Berger, Conservatoire de la CAB.
Coproduction Conseil général du Territoire de Belfort et Compagnie day-for-night. Avec le soutien du Granit, Scène Nationale (Belfort), et les médiathèques de Auxelles-Haut, Beaucourt, Foussemagne et Grandvillars.

08 mars 2013 Médiathèque d’Essert pour le Printemps des Poètes
11 > 15 juin 2013 à Grandvillars, Foussemagne, Auxelles-Haut, Beaucourt

CRÉATION AVRIL 2012

Le spectacle commence comme un concours d’histoires de revenants. Laetitia Angot, l’une des actrices évoque les histoires les plus atroces et anime la dite veillée. Au bout de quelques contes à faire peur, elle commence à lire à haute voix La cafetière de Théophile Gautier. Dans cette nouvelle, un jeune homme, invité chez des amis, loge dans une chambre où a lieu, de nuit, un mystérieux bal. Il y danse avec une jeune fille en apparence indifférente. Au petit matin, ses hôtes retrouvent le jeune homme étreignant furieusement les débris d’une cafetière. Il apprendra plus tard que la jeune fille apparue cette nuit-là est morte depuis deux ans et qu’ « il n’y a plus de bonheur pour lui sur cette terre ».
Au cours de la lecture, l’étrange fait irruption dans le quotidien.

Dans cette lecture, nous avons travaillé sur le fait que les objets du quotidien deviennent étranges, que l’environnement même est trouble. De même que le service à café se transforme en êtres humains dans la nouvelle, quel est le hors-champ ? y a-t-il quelqu’un dans la pièce d’à côté ? y a-t-il une pièce d’à côté ? Le travail sonore comme visuel portera sur le trouble et l’imaginaire qui peut en découler. On alterne, dans la musique, entre des sons à peine perceptibles, et des musiques très fortes : toutes les légendes de revenants traitent du vacarme fait par le mort dans un lieu insoupçonné. Les accessoires concrets et quotidiens (le service à café utilisé pour la veillée) peuvent s’avérer piégés.
Le travail scénique se concentre sur l’hésitation qui définit le fantastique, qui peut s’expliquer rationnellement (le narrateur a rêvé) ou irrationnellement (les fantômes existent). Le dispositif de la lecture initiale, relayée ensuite par une narration où l’actrice s’adresse directement aux spectateurs, reprenant à son compte le récit de Gautier, jouera le mystère des limites : même si le récit semble distancé, lu par une femme alors que le narrateur est un homme, l’actrice reprendra peu à peu à son compte la narration, et la partie irrationnelle du récit commencera à prendre vie, sous des formes plastiques et sonores. Le groupe de musiciens joue peu à peu son propre rôle : celui des musiciens de la tapisserie qui s’anime peu à peu. La deuxième présence (Solène Froissart ou Charlène Strock) travaille sur cette cafetière qui prend vie et sur la matière du café.

Le projet de cette forme est de la construire au gré des lieux où elle peut se jouer, mais de se contraindre systématiquement à des lieux du quotidien où le mystère peut arriver. A Belfort, la lecture-spectacle s’est jouée dans les souterrains du château puis dans différents lieux insolites du réseau des médiathèques du territoire.

Lecture musicale dirigée par Anne Monfort et Hervé Berger
Avec Laetitia Angot et Solène Froissart ou Charlène Strock
Et les musiciens de la classe de percussions d’Hervé Berger de l’ENM Belfort

20 avril 2012 Le Granit – Scène nationale de Belfort – Création dans le cadre de la nuit fantastique
6 > 9 juin 2012 Tournée dans le réseau des médiathèques départementales

PRESSE
Revue de presse – La Cafetière