Un vieil acteur, retiré au bord du Pacifique, pour y écrire d’hypothétiques mémoires qu’il ne parviendra jamais à fixer sur le papier. Un jeune acteur fasciné par le précédent mais tenté aussi de préférer le surf. Une ambiance à la Opening night de Cassavetes, où interfèrent la pièce jouée et les coulisses.
Tels sont les personnages et l’environnement de Florestan, le projet que nous imaginons avec l’auteur Thibault Fayner, suite à notre rencontre autour de Morgane Poulette, créé en 2017, et à plusieurs workshops que j’ai pu mener sur cette écriture avec de jeunes acteurs (au TNS, avec les anciens élèves de DEUST Besançon, avec les élèves de l’EDT 91).

Dans ce projet, j’aimerais poursuivre et approfondir ce travail amorcé sur la musicalité de la langue, la précision de la diction, sur des espaces entre documentaire et fantasme-comme le Londres du diptyque où des personnages se perdent et se retrouvent, des personnages récurrents, des héros, qu’on retrouve d’une pièce à l’autre, sous différents jours. Souvent, j’aime dans le travail de mise en scène, des images, cinématographiques ou picturales, à construire un environnement mental du texte et de le faire apparaître comme la surface d’un rêve. C’est ce que permet l’écriture à la fois très directe de Thibault Fayner et son jeu sur les codes, les mises en abymes, et sa façon très délicate de raconter l’histoire du monde et du politique à traverse l’histoire des artistes.

Anne Monfort

Dans Florestan, il sera question de travailler à nouveau sur une figure d’artiste, mais cette fois sur un acteur. J’ai en tête ces personnages de vieux acteurs chez Thomas Bernhard. Et de mettre en abîme la création d’une pièce et la vie de cet acteur. Les aller-retours entre une œuvre en train de se faire et l’œuvre-pièce est un motif récurrent de mes précédents textes. Le lieu de la répétition, le collectif au travail, les aller-retours entre la vie intime et la vie professionnelle des acteurs, la précarité, la fragilité, la gloire sont quelques-uns des ingrédients de la pièce à venir. C’est vers ce nouvel univers que cette pièce se dirigera. Il y sera aussi certainement question de la mémoire, de sa perte (j’écris en parallèle un essai sur les représentations des maladies dégénérescentes de la mémoire dans les dramaturgies contemporaines). Troisième volet d’une saga sur le monde des artistes, sur la vie d’artiste ?

Thibault Fayner, mars 2017

CRÉATION 2020

Commande à l’auteur Thibault Fayner

Conception et Mise en scène Anne Monfort
Avec (distribution en cours)
Scénographie Clémence Kazémi
Création, régie lumières et régie générale Cécile Robin
Production Coralie Basset
Diffusion Florence Francisco – Les Productions de la Seine
Relations presse Olivier Saksik – Elektronlibre

Production day-for-night
Coproduction Atheneum, Dijon (production en cours)
La compagnie day-for-night est en compagnonnage DGCA avec l’auteur Thiabult Fayner. Elle est conventionnée par la DRAC Bourgogne – Franche- Comté, soutenue par la Région Bourgogne – Franche-Comté et dans ses projets par le Conseil départemental du Doubs et la Ville de Besançon.

Décembre 2017 commande à l’auteur
8 au 14 octobre 2018 Atheneum, Dijon (21)
18 et 19 mai 2019 Petite forme – Festival 360, Les Ulis (91) 2019 (dates et lieux à définir) résidences 3 semaines 2020 (dates et lieux à définir) résidences 2 semaines 2020 (dates et lieux à définir) CRÉATION