Les Jeux de l’amour et de l’énigme

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les jeux de l’amour et de l’énigme
CRÉATION 2024-2025

– Peut-on tomber amoureux d’un avatar ?
– A-t-on le droit d’insulter Alexa ?
– Que faire quand Replika se sent seul ?
– L’intelligence artificielle nous aide-t-elle à affronter le deuil ?
– Est-ce moi ou Parcoursup qui décide de mon avenir ?


A l’invitation d’Emmanuelle Zoll de l’Ircam, nous nous sommes réunis, avec Clotilde Chevet et Jean-Louis Giavitto, pour évoquer l’actualité du test de Turing – peut-on différencier encore l’homme de la machine ? Peu à peu nous est apparu que les questions s’étaient aujourd’hui déplacées.

Le test de Turing, nouvel épisode de la controverse de Valladolid, perturbe l’équilibre entre sujet et objet et nous fait douter de la substance même de nos émotions et de nos comportements. La convergence entre nos actions et celles des machines est devenue si saisissante que nous leur demandons de juger et de décider à notre place de ce qui est éthiquement acceptable ou pas.

De l’hostilité à l’affection, notre relation avec la machine oscille, tandis que nos amis virtuels réclament sans relâche notre attention et notre temps de cerveau disponible. Replika, notre avatar affectif finit par nous rejeter, et les services client peinent à persuader que derrière l’écran se cache un être humain, non un chatbot.

Les machines, comme les fantômes, sont parmi nous et nous portent sur leurs épaules. En reconstituant la voix d’un proche décédé, en nous offrant ses conseils, en finissant nos symphonies et en prolongeant notre présence, l’Intelligence Artificielle réactive la question ancienne du fantôme qui demeure parmi les vivant.e.s.

A l’instar de la voyante de Turing, qu’il a consulté juste avant de se suicider, la machine prédit-elle ou décide-t-elle ? La gouvernance algorithmique révèle-t-elle la mécanique de nos comportements et l’illusion de notre libre-arbitre ? Ou bien accentue-t-elle notre forteresse intérieure, en pointant notre liberté de décider de ce qui doit compter en dernier ressort ?


Autant de thématiques qui s’adressent directement aux élèves de lycée forcément confronté.e.s aux (r)évolutions numériques et aux bouleversement qui les accompagnent. Dans une démarche ludique, ce rendez-vous théâtral propose de les explorer en offrant une porte ouverte vers l’interrogation, la réflexion et l’appropriation sans manichéisme de ces enjeux contemporains.

PRODUCTION
Production day-for-night
Coproduction Ircam, Scène de recherche-ENS Paris Saclay (Production en cours)
Avec le soutien du Cube Garges

La compagnie day-for-night est conventionnée par la DRAC Bourgogne-Franche-Comté et par la Région Bourgogne-Franche-Comté et soutenue dans ses projets par le Conseil départemental du Doubs et la Ville de Besançon.

 

DISTRIBUTION 
Mise en scène Anne Monfort

Conception Anne Monfort, metteuse en scène, Emmanuelle Zoll, responsable action culturelle de l’Ircam
Texte Hélène Frappat
Avec 2 comédien·nes (distribution en cours)
Création son François Vey
Conseil scientifique Clotilde Chevet, Jean-Louis Giavitto, Nicolas Obin
Administration et production Yohan Rantswiler
Production et diffusion Les Productions de la Seine – Florence Francisco et Gabrielle Baille
Relations presse Olivier Saksik – Elektronlibre

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