La migration des cœurs

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la migration des cœurs (les hauts de hurlevent)
CRÉATION 2025 – 2026

Un dialogue entre le fantôme d’Emily Brontë et Maryse Condé, entrelacé avec l’histoire passionnelle de La Migration des cœurs, où les tragédies du passé traversent les générations. Cinq comédien·ne·s aux horizons différents portent ensemble ce récit universel ancré dans la Caraïbe.

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Les Hauts de Hurlevent sont balayés par les vents du Yorkshire. En 1771, le maître des lieux, Mr Earnshaw, adopte un jeune garçon, Heathcliff, « noir comme le jais et le feu », qu’il ramène de Liverpool, alors grand port négrier. L’amitié enfantine de Heathcliff et Cathy, la fille de Mr Earnshaw, tourne à la passion amoureuse, tandis que Hindley, le fils de la maison, ne cesse d’humilier Heathcliff et de le rabaisser. Cathy finit par épouser le fils des riches voisins, Edgar Linton.

Heathcliff, furieux, fait fortune et rachète Hurlevent ; Cathy meurt dans les bras de Heathcliff en mettant au monde une fille, appelée aussi Catherine. Heathcliff inconsolable se venge sur Hindley, la famille Linton, et les générations suivantes.

Dans La Migration des cœurs, l’action se situe en Guadeloupe, au domaine de l’Engoulevent, plateau calcaire battu par les vents, puis en d’autres contrées de la Caraïbe, à Cuba, à la Dominique…  Heathcliff est devenu Razyé, « nègre ou bata-zindien » comme le dit Maryse Condé. La famille Linton est une riche famille béké, la famille de Linsseuil. Le racisme, la hiérarchie des couleurs sous-jacente dans le texte de Brontë, sont explicités. Maryse Condé développe la deuxième génération, en invente une troisième – Cathy II s’y avère la fille illégitime de Cathy et Razyé, et rencontre son demi-frère, Razyé II. Ils ont une fille, Anthuria, avec qui Razyé II rentre en Guadeloupe après la mort de Cathy II.

Maryse Condé déploie toute la dimension politique, en situant l’histoire une centaine d’années après Brontë, dans une Guadeloupe marquée par la fin de l’esclavage, la montée en puissance des socialistes et leurs ambivalences.

Les fantômes se déploient, les récits se démultiplient, les passions se déchaînent, dans un territoire où les éléments dominent, dans leur bruit et leur fureur.

EXTRAIT DE LA NOTE D’INTENTION D’ANNE MONFORT

Maryse Condé dit avoir « cannibalisé » le roman d’Emily Brontë, enhardie par l’exemple de Jean Rhys, qui, dans La prisonnière des Sargasses, réinventait les personnages de Jane Eyre et braquait la caméra sur la Caraïbe. Maryse Condé dit : « en fait, il y a quelque chose des sœurs Brontë qui parle à des femmes caribéennes, de n’importe quelle couleur, de n’importe quel âge… ».

Mon geste de mise en scène compose des arrière-plans et des avant-plans, articule une banque de textes et une banque d’images constituées par la lumière et le corps des interprètes, muettes, polysémiques, persistantes : le texte peut expliquer une image qu’on ne comprend pas, ou au contraire entrer en contradiction avec elle, rendant le public actif d’une enquête.

Pour faire entendre la langue des deux autrices, l’adaptation relève d’un montage de textes des romans originaux et de documents en relation avec eux, solidaire du geste de mise en scène, où le roman peut se transposer par le texte mais aussi par les images. Le roman y apparaît comme matière pour l’écriture de la partition comme pour les images, permettant d’explorer les ellipses du récit ou de dilater un événement à l’extrême.

UN MONTAGE DE PRODUCTION SPECIFIQUE

La production est portée par la compagnie day-for-night en étroite collaboration avec Textes en Paroles, et le Théâtre le Poche à Genève.  Textes En Paroles collabore à la construction du projet dans son ingénierie, son ancrage territorial, la sélection des interprètes, de l’équipe technique et du collaborateur artistique José Jernidier, la logistique d’organisation de la résidence en Guadeloupe ainsi que sur l’effort de diffusion en Caraïbe et hors territoire. Martine Corbat et le Poche Genève ont contribué au projet sur le choix d’un comédien et d’une scénographe et sur la diffusion du projet en Suisse, au Poche dans un premier temps.

PRODUCTION
Production day-for-night

En collaboration avec Textes En Paroles & Le Poche Genève

Coproduction Textes En Paroles, Théâtre Le Poche Genève, L’Arc, Scène nationale Le Creusot 

Soutien Cité de la Langue Française – Château Villers-Cotterêts, Commission Internationale du Théâtre Francophone (CITF), Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage en partenariat avec l’Agence Française de Développement, Ministère des Outres-Mers, Compagnie Milétoiles – Résidence d’accueil 2025, financée par la DAC Guadeloupe, Cap excellence / Centre Culturel Sonis – Les Abymes, Lycée Carnot – Pointe-à-Pitre, Villa Belle Créole – Petit Bourg, salle Georges Tarer – Pointe-à-Pitre, La Maison des Aînés – Baie-Mahault, Ville de Pointe-à-Pitre.

La compagnie day-for-night est conventionnée par la DRAC Bourgogne Franche-Comté et par la Région Bourgogne Franche-Comté et soutenue dans ses projets par le Conseil départemental du Doubs et la Ville de Besançon.

© Portrait Emily Brontë © National Portrait Gallery, London – Portrait Maryse Condé ©Elsa Rakoto 

DISTRIBUTION
Librement inspiré de Maryse Condé et Emily Brontë
Conception et mise en scène Anne Monfort
Collaboration artistique Laure Bachelier-Mazon, José Jernidier

Avec Harry Baltus, Judith Henry, Isabelle Kancel, Coralie Méride, Djemi Pittet
Création musicale Núria Gimenez Comas
Création lumière & régie Roger Olivier (Guadeloupe), Cécile Robin (Hexagone/Europe)

Administration et production Yohan Rantswiler
Production et Diffusion Florence Francisco et Gabrielle Baille – Les Productions de la Seine
Relations presse Olivier Saksik – Elektronlibre

DATES DE REPRÉSENTATION
Mai 2026 
Festival Cap excellence en Théâtre aux Abymes, Guadeloupe, en partenariat avec Textes En Paroles 

Du 29 octobre au 8 novembre 2026
Théâtre Le Poche, Genève 

Le 12 novembre 2026                                                       L’arc – scène nationale Le Creusot

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