En 2175, dans un monde où la température avoisine les 60°C et où l’humain ne cesse de s’adapter à un environnement hostile, Nostalgie 2175 nous raconte une histoire d’amour et de vie entre trois protagonistes, Pagona, Taschko et Posch. Pagona tombe enceinte, ce qui n’arrive plus depuis des décennies. Le poème que Pagona adresse à sa fille s’entrecoupe de scènes de flash-back racontant l’histoire de cette grossesse et des deux hommes qui l’entourent, sur fond de peintures, de désir, de nostalgie.

Une plongée dans un univers dystopique et poétique qui interroge notre rapport à la planète, aux autres et au sens de donner la vie dans un monde qui paraît voué à la disparition.

Outre le travail sur des types de jeu différents qui permettent de raconter cette histoire, nous travaillons, dans les corps des acteurs, sur la peinture, des motifs de la Renaissance aux films du vingtième siècle devenus symboliques, sur la musicalité de ce monde silencieux, et sur une nature qui reprendrait ses droits dans un monde desséché. 

La scénographie représente une forêt, entre artefact et véritables végétaux, papier et branchages, inconscient symbolique traversé par les restes des tableaux de Taschko-une barque, un lac artificiel. Lensemble des scènes étant vues par le prisme de la mémoire de Pagona, elles ont lieu comme à travers un filtre sonore, le son retraçant des restes diurnes ancrant les situations, accompagné de nappes musicales traduisant les enjeux et les sentiments contradictoires à l’œuvre dans ce texte.

La distribution réunit Judith Henry, Jean-Baptiste Verquin et Mohand Azzoug, figures de ce monde à venir, qui travaillent à la fois sur une musicalité précise, et sur une présence directe, très cinématographique. 

Crédits photo : Christophe Raynaud de Lage

CRÉATION 2022

Texte Anja Hilling, texte publié aux éditions Théatrales, éditeur et agent de l’autrice
Traduction Silvia Berutti-Ronelt et Jean-Claude Berutti
Mise en scène Anne Monfort 
Collaboration artistique Laure Bachelier
Avec Mohand Azzoug, Judith Henry et Jean-Baptiste Verquin     
Scénographie et costumes Clémence Kazémi assistée par Vérane Kauffmann
Composition musicale originale Nuria Gimenez Comas, commande de l’Ircam-Centre Pompidou, avec la collaboration des instrumentistes Mayu Sato (flûte) et Matthieu Steffanus (clarinette)
Création, régie lumières et régie générale Cécile Robin assistée d’Alexandre Schreiber

Régie son Guillaume Blanc 
Coiffure et maquillage  Cécile Kretschmar
Assistante à la mise en scène Julia Dreyfus dans le cadre du compagnonnage plateau 

Administration, production et communication Coralie Basset et Nancy Abalo

Production et diffusion Florence Francisco et Gabrielle Baille – Les Productions de la Seine

Relations presse Olivier Saksik – Elektronlibre

Production day-for-night
Coproduction CDN Besançon Franche-Comté, ThéâtredelaCité – CDN de Toulouse Occitanie, Théâtre National de Strasbourg, L’Espace des Arts – Scène Nationale Chalon-sur-Saône, Les Scènes du Jura – Scène Nationale, l’ARC – Scène Nationale Le Creusot, IRCAM – Centre Pompidou.

Avec la participation artistique de l’ENSATT et le soutien du Théâtre du Peuple-Bussang-Maurice Pottecher, Quint’est réseau spectacle vivant Bourgogne-Franche-Comté Grand Est. Ce texte est lauréat de l’Aie à la création de textes dramatiques – ARTCENA.

La compagnie day-for-night est en compagnonnage DGCA avec Julia Dreyfus. Elle est conventionnée par la DRAC Bourgogne – Franche- Comté et par la Région Bourgogne – Franche-Comté et soutenue dans ses projets par le Conseil départemental du Doubs et la Ville de Besançon.

18 au 20 janvier 2022 création au CDN de Besançon Franche-Comté (25)
25 au 28 janvier 2022 Théâtre de la Cité – CDN de Toulouse-Occitanie (31)
1er février 2022 Les Scènes du Jura – Scène nationale – théâtre de Dole (39)
3 février 2022 L’Arc – Scène Nationale du Creusot (71)
15 et 16 mars 2022 Espace des Arts – Scène Nationale de Chalon-sur-Saône (71)
décembre 2022 Théâtre National de Strasbourg

« Le texte alterne brefs dialogues et un récit au scalpel que Pagona adresse à sa fille qui va naître. (…) Judith Henry l’interprète dans une présence toujours juste et subtile, accompagnée par Mohand Azzoug (Taschko) et Jean-Baptiste Verquin (Posch). » La Terrasse/Agnès Santi
« Le récit se double : une part qui décrit ce que l’on voit en plus, une autre, les pensées du personnage, l’action et l’esprit, qui ôtent à ces rôles la vitalité de l’instinct et les transforment tous en narrateurs de leur propre existence, comme s’ils voyaient le présent comme déjà passé, enregistré, digéré, accepté. » La revue du spectacle/Bruno Fougnies
« Le vertige du texte réside dans l’hybridation des deux régimes, qu’Anja Hilling décide d’entremêler plutôt que de les scinder : les souvenirs ont l’air affreusement réel, parce que le drame, si vivant encore dans l’esprit de Pagona, s’infiltre dans le récit. » IO Gazette/Victor Inisan
« Les images, comme le sens, conservent dans le spectacle leur part de mystère qui laisse place à l’imagination. » Arts-chipel/Sarah Franck
« L’environnement sonore est dû à l’IRCAM avec Nuria Giménez-Comas, entre angoisse et lumière, obscurité et soleil, désolation et promesse d’amour, entre risques, menaces et pouvoir de la poésie. ». Véronique Hotte/Hottello
« L’étrange atmosphère créée par les éléments du décor telles la barque bleue ou la cabane multicolore confère à l’ensemble l’effet d’un songe, entre nostalgie et désir. (…) La scène devient, malgré la catastrophe, le lieu où se déploie une quête de la beauté. » Guillaume Lasserre/Mediapart

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Reportage France 3 Bourgogne-Franche Comté